Istres
Istres, le 02/04/2011
02/04/2011

Nous sommes bien arrivés à Istres, oh Istres ! On dirait le Sud certes, car ici toutes les images d'Epinal sont réunies, (accueil chaleureux, apéro au pastis, langueur...) et en même temps, j'ai envie de vous dire : on est dans le sud ! Mais Istres, c'est beaucoup d'autres choses. C'est la magie, le mystère. A l'extérieur, rien ne présage bien c'est beau et chaleureux à l'intérieur. Je m'explique : l'usine, la salle où nous jouons, est située en périphérie d'Istres, près de la voie ferrée, de la nationale et d'un circuit moto ! Alors vous pourriez comme ça bêtement passer votre chemin et rater ce lieu merveilleux. Deux salles, une très grande et une petite. Nous jouerons dans la petite, préférant l'aspect convivial, note donnée d'ailleurs par l'équipe avec un merveilleux déjeuner, un bel apéro et une technique au poil ! Merci à Richard et son équipe.
Notons dans l'après-midi, une petite promenade au bord de la mer, où à notre grande surprise, nous avons découvert que les cygnes et les canards pouvaient avoir la palme marine. Très étonnés, voir même médusés (hé,hé), nous réalisons tardivement qu'il s'agissait de l'étang de Berre (ah les 6 compagnons). Le Courchevel Orchestra est parfois nigaud mais le public, indulgent, aimant, chaud comme la braise, fantastique (pas comme à Portes-Lès-Valence) a su nous faire oublier notre ignorance. Istres, j'espère que vous revoudrez de nous, parce que nous, on veut bien revenir. En plus, c'est sur la route du Train Théâtre ! Vive le Sud !
 
Portes-lès-Valence
Portes-lès-Valence, le 01/04/2011
01/04/2011

Nous sommes bien arrivés à Portes les Valence. Attention, date cruciale pour le Courchevel Orchestra. En effet, tout a commencé ici, dans ce beau train Théâtre. La délicieuse équipe de Luc Sotiras nous a déjà accueillis en septembre 2010 pour la création du Courchevel show. C'est donc là que nous sommes nés. Nous y retrouvons nos sages-femmes et autres nounous (Cécile, Anna, Françoise, Bruno, Olivier, Boris, Isabelle). Le train Théâtre est le plus bel endroit du monde pour le Courchevel Orchestra. Même pas besoin de traîner ses guêtres en ville, ni de faire un tour dans cette belle Drôme, la magie est ici, sur place. Les amis du Train Théâtre doivent quand même en avoir marre d'entendre le même refrain de la part des artistes qu'ils accueillent :'"qu'est-ce qu'on est bien reçu", "qu'est-ce qu'on mange bien, c'est divin", "quel bel équipement", "quelle magnifique équipe" !
Un conseil donc, afin de ne pas devenir victime de votre succès : cessez de réserver cet accueil exceptionnel, soyez désagréables, hautins, agressifs. Claquez les portes en disant un franc "merde" toutes les 3 minutes. Servez des caterings Lidl tous pourris avec jambon infâme sous plastique et vielles chips goût barbecue (on vous donnera des adresses). Gardez ce bel accueil unique pour le Courchevel Orchestra, lui seul sera vous le rendre. J'espère que le message est bien passé ! Sans parler du public qui est à l'image du lieu: curieux, généreux, affable, tendre, exigeant (pas comme à Falaise). Portes-Lès-Valence, partir de chez vous n'est qu'à moitié un déchirement car nous savons que nous reviendrons vous voir, très vite. On vous aime.
 
Falaise
Falaise, le 29/03/2011
29/03/2011

Nous sommes bien arrivés à Falaise, une date qui tombe à pic, hé, hé. Attention, Falaise, c'est quand même la ville de Guillaume le Conquérant, profil bas messieurs ! Ce séjour dans le Calvados arrive à point nommé en effet car après un séjour parisien, rien de mieux que le grand air et une parenthèse gastronomique. Produits locaux donc, avec des autochtones qui nous couvrent de colliers de pommes. Le concert ne peut que bien se passer, avec ce public de Falaise qui se singularise par sa gentillesse, sa courtoisie, sa chaleur et sa bienveillance (pas comme à Paris).
Il va nous falloir beaucoup de courage pour affronter les adieux déchirants, pour quitter autant de bonté, de générosité. Comment faire ? Peut-être que la solution serait de repartir le plus rapidement possible sans se retourner. La vie d'artiste n'est pas toujours simple mais Falaise, tu as pris de la hauteur dans nos coeurs solitaires. Nos coeurs qui grâce à toi semblent un peu moins vides maintenant.
 
Paris
Paris, le 25/03/2011
25/03/2011

Nous sommes bien arrivés à la capitale, pour cette belle Cigale tant attendue. Beau cadeau de tournée, cette bestiole étant complète depuis presque 3 mois. Pour fêter tout ça, il faut au minimum un Yann aux cuivres et une chorale de Chamois en veux-tu en voilà. Il faut également, il va sans dire (alors disons-le), la présence de la belle Fiancée. Sans parler (alors parlons-en) de la vidéo créée tout spécialement pour l'occasion par notre talentueux ami, Guillaume Cousin. Et puis, confetti sur le carnaval, la belle présence de notre ami Gaëtan Roussel sur le morceau "Des hauts des bas". Fin du concert avec un beau trou de mémoire comme on en fait rarement sur France 3. Que de surprises et de cadeaux pour cette revanche de la Cigale.
Trop d'émotion aussi, à la fin, devant un public exceptionnel, diablement élitiste, segmentant, beau et branché (pas comme à Nantes). Je suis si ému que je remercie avec amour mon tourneur F2F, mon manager Julien Soulié, ma maison de disque et puis re-trou de mémoire, j'oublie complètement de remercier mon éditeur chéri, celui sans qui il n'y aurait pas eu de premier album : Strictly et sa belle équipe (Firmin, Jean-Jacques, Gaëlle, Nathalie). Un trou de mémoire en amenant un autre, une faute quasi impardonnable : j'ai oublié de remercier mon Guy ! Je vous demande tous pardon. Peut-être qu'un jour vous lirez cette carte, alors vous me pardonnerez. Vous savez, je suis si sensible et fragile, comme une Cigale.
 
Nantes
Nantes, le 18/03/2011
18/03/2011

Nous sommes bien arrivés à Nantes même s'il ne pleut pas (comme c'est dommage, c'est pas comme dans la chanson). Une pensée donc pour la dame en noir et beaucoup moins pour les prisons. Beaucoup de belles choses à vivre aujourd'hui : la venue exceptionnelle du trompettiste Yann, qui jouera également à nos côtés lors du concert de la Cigale et une première partie assurée par la délicieuse et fantastique Fiancée. Il y aura aussi pour la première fois de la vidéo sur scène, car attention, nous jouons dans une salle mythique : l'Olympic. Dans le couloir se promènent le fantôme d'Elliot Smith, la voix déchirante de Blonde Red Head, l'élégance effrontée de Katerine et bien sûr le charisme du grand Dominique A.
Le Courchevel Orchestra n'est pas peu fier, je peux vous le dire. Avant le show, dîner dans un restaurant tenu par la merveilleuse Isabelle. Merci aux amis de l'Olympic, Jean-Michel et sa bande, tout ça est royal. Concert devant un public debout, beau, exigeant, impressionnant d'intelligence (pas comme à Angoulême). Pourquoi les bonnes choses ont-elles une fin ? Nous allons devoir quitter provisoirement cette ville merveilleuse car de nouvelles aventures nous attendent, comme c'est ballot (surtout qu'une belle brocante se prépare dans la fumée épaisse et glauque du petit matin) ! Mais attention, Nantes est gravée dans nos coeurs à fleur de peau et nous reviendrons. A la bouche d'air par exemple ?
 
Angoulême
Angoulême, le 11/03/2011
11/03/2011

Nous sommes bien arrivés à Angoulême, c'est formidable (j'y étais déjà passé lors d'une précédente tournée, je sais de quoi je parle). La salle s'appelle la Nef, ne pas confondre avec la leffe, boisson préférée des musiciens. Nous sommes divinement bien accueillis et, grande première pour le Courchevel Orchestra, les Go ont prévu en guise de catering un barbecue !!!! Si c'est pas de l'accueil ça ? Du coup, on est heureux, le ciel est bleu canard wc et le soleil vient réchauffer nos peaux flétries et ternies par tant d'affres de la création (et quelques heures de camion aussi). Un petit nouveau est venu rejoindre le Courchevel Orchestra, Alban, régisseur et le remplaçant de Stéphan quand il se fait porter pâle. L'équipe de la Nef (la merveilleuse Charlotte et les merveilleux Fred, Geoffroy ou encore Gaetan) est tellement formidable que j'accepte, malgré cet après-midi ensoleillé, une séance de dédicaces chez Chapitre, le disquaire du coin sympa et coquin.
Parlons maintenant du public. Ah le public d'Angoulême. Comment dire? Il est aimant, drôle, beau, désirable (pas comme à Brasparts). Nous nous attachons très vite pour une fois. Comme dans les certaines BD, nous aimerions bien avoir le don d'ubiquité, histoire de garder un pied et même le corps tout entier dans cette belle ville d'Angoulême. Mais d'autres aventures nous attendent.
 
Brasparts
Brasparts, le 05/03/2011
05/03/2011

Nous sommes bien arrivés à Brasparts. Brasparts : dernier endroit non répertorié sur mappy, sur aucune carte militaire d'ailleurs. Le Courchevel Orchestra apprécie cet éloignement quasi mystique, cette expérience géographico-monastique. Tout ça est unique, donc précieux. Le concert a lieu dans une ferme. Jean-Yves KERDEVEZ, le délicieux exploitant agricole, organise depuis 20 ans des soirées improbables, à base d'alcool de navet et autres boissons frelatées qui rendent aveugle. Les couleurs prédominantes sont le rouge (pour le teint) et le vert pour le paysage. Je me sens donc presque chez moi, dans le berry. Nous ne verrons même pas la mer, ici c'est dans la foule qu'il faut se baigner. Et de la chaleur humaine, nous en avons besoin tant il fait froid (loges ou salle même combat, point de chauffage, le Breton aime défier les éléments). Le public composé de fidèles se révèle rassurant, doux, calin, drôle, vif, spirituel (pas comme à Lorient).
Bref, des soirées et des lieux comme ça sont rares. Nous aurons à peine le temps d'en profiter avec ses départs à l'aube (quand on se rend à l'autre bout du monde, il faut accepter ce parfum d'armée). Sur le retour, nous nous arrêtons dans un café. Faut-il finir sa vie ici ? C'est très tentant. En tous cas, nous pourrons dire un jour qu'une autre vie était possible et que le bout du monde existe. Bretagne, terre des sorciers, je t'aime. Un peu comme le Berry finalement.
 
Lorient
Lorient, le 04/03/2011
04/03/2011

Nous sommes bien arrivés à Lorient, vive la Bretagne, vive les Bretons ! Passée l'évocation de cette belle chansonnette qui nous rappelle la puissance poétique de notre beau patrimoine, nous découvrons une autre Bretagne: celle qui loin des clichés, loin des galettes de sarrasin et autres dentelles de grands-mères. Quoi que. L'accueil est franc, bonhomme et Lorient a su garder les meilleurs côtés de Rio Baril. Il fait beau et les commerces aux devantures seventies nous plongent dans une atmosphère Tropperienne (de Tropper et son merveilleux roman "le livre de Joe"). Le Courchevel Orchestra est donc sous le charme, pensez donc! Cerise sur le Kouign Amann, nous partageons le plateau avec Robin Leduc (excellent musicien, superbe album Hors piste). Nous mesurons notre chance. Nos amis bretons se nomment Thierry, Gérard, Jérémie ou encore Vincent. Le public est tendre, généreux, aimant (pas comme à Angers). Mais notre plus grande surprise est venue après le concert. Le public, déjà moins réservé que d'habitude, s'est montré particulièrement tactile, comme si nous retrouvions ici, à Lorient, de vieux cousins.

Le lendemain du concert, flânant au bord de l’eau, nous grimpons gaillardement sur un bateau comme si nous avions fait ça toute notre vie: “Faut-il finir sa morne existence ici ?” C'est très tentant. D'ailleurs une chose est certaine, les Lorientais font désormais partie de notre famille et nous les attendrons de pied ferme le soir du 24 décembre 2011 pour fêter tout ça autour d'une bonne dinde au chouchen.
 
Angers
Angers, le 03/03/2011
03/03/2011

Nous sommes bien arrivés à Angers, dieu merci. Ce n'est certes pas dans mes habitudes d'employer un lexique oecuménique mais là vraiment, la journée a si mal commencé que nous ne pouvons pas faire autrement que d'invoquer dieu. Surtout que la belle ville d'Angers n'est pas avare en bondieuserie. Alors voilà, nous vous devons quand même une petite explication : le matin du départ, Stephan, notre régisseur adoré, s'est fait braquer son sac par des malfrats Montreuillois. Après une lutte acharnée, notre pauvre ami a dû rendre les armes qu'il n'avait pas et abdiquer, abandonnant ainsi son bien le plus précieux : son téléphone ! Donc Angers : ville pourtant bien sous tout rapport et pourtant, il semble qu'un lieu de débauche résiste malgré tout à la bigoterie : Le Chabada, lieu musical de référence pour tous les amateurs de musique. Le diable a élu domicile ici et son hôte n'est autre que François, le formidable tenancier et ses amis Mathias, Alexandre, Julie. Concert parrainé par les amis du FAIR et la belle Fred (fédération aoûtienne d'instruments rares).

Émotion donc avec un public connaisseur, fin, courtois, chaleureux, investi, tactile (pas comme au Poiré). Emotion avec Marion qui a fait avec nous ses premiers pas en tant qu' ingé son retours... Le Courchevel Orchestra a également partagé son plateau repas avec François & the Atlas Mountain, merci à eux. Mention spéciale à la cuisinière qui a conquis nos coeurs, alors vite fuyons avant que nos vies bien rangées soient mises à mal. Ici on le sait, attention Angers, même si tu as conquis nos âmes pieuses, cointreau n'en faut !
 
Poiré-Sur-Vie
Poiré-Sur-Vie, le 20/02/2011
20/02/2011

Nous sommes bien arrivés au Poiré-sur-Vie. Attention, moment particulier pour le Courchevel Orchestra : nous aimions déjà beaucoup la Vendée mais là, je dois avouer que les habitants du Poiré (qu'on appelle aussi les Genôts !!!???, passons) ont fait très fort en réalisant rien que pour nous, un petit clip sur le morceau Benjamin, interprété s'il vous plait, par tous les habitants du village ! Non contents de nous couvrir de cadeaux, les amis du Festival Acoustic ne s'arrêtent pas là : accueil des plus câlins, petits oignons et autres pots-de-vin, Jérôme, Hélène, Francky et les autres nous ont définitivement gâtés : un plateau avec l'ami Thomas Fersen dans une salle qui affiche complet, digne des plus grandes orgies, un lieu de débauche où l'on aurait envie de perdre son morceau de pain dans la fondue afin de terminer pieds et poings liés dans le Vie (à défaut de lac).

Le Poiré, fouette-moi, scarifie-moi, enferme-moi dans ton bocage. Le Poiré, soit bonne, garde moi, ici au chaud, avec les amis Genôts, ce public qui sait se montrer protecteur, affable, aimant, coquin, torride (pas comme à Fontaine). Le concert restera gravé dans nos veines autant que ces doux moments passés à vos côtés. Professionnalisme, finesse, gentillesse, simplicité : le Genôt, c'est tout ça à la fois. Le Courchevel Orchestra se dit que s'il n'y avait sur cette pauvre planète que des gens comme les superbes organisateurs du Festival Acoustic, tout le monde voudrait devenir musicien ou Genôt ! On vous aime, c'est dit et nous reviendrons, pardi !
 
Fontaine
Fontaine, le 19/02/2011
19/02/2011

Nous sommes bien arrivés à Fontaine, nous y avons même passé une partie de la nuit, lové dans notre tour bus de star ! Fontaine a eu la bonne idée de baptiser son lieu la Source, ce qui ne va sans déplaire au Courchevel Orchestra, friand d'esprit "à papa". Mais avant toutes choses, il faut savoir que la source est le concurrent direct du Brise Glace : ils ne sont pas loin l'un de l'autre, pratique un accueil irréprochable, tant technique que relationnel. La programmation est exigeante, la cafétéria est magique avec sa grand baie vitrée et nos coeurs sont gravés au fer rouge.

Afin de mieux comprendre les raisons qui déchirent les deux villes, il faut savoir que Jean-François (le directeur de la Source) à monté le Brise Glace avant de filer par une nuit glauque et glaciale d'octobre vers Fontaine pour y monter la Source, une salle avec une belle verrière et une hauteur sous plafond digne des plus beaux châteaux de la Loire. Bertrand, le directeur du Brise Glace, avant notre départ pour Fontaine, nous a forcés à enfiler des tee-shirts de son lieu afin de démoraliser son grand rival Jean-François. J'ai le coeur entre deux chaises même si au final le public de Fontaine semble irréprochable, sensuel, aimant, tactile (pas comme à Annecy de fait). La glace a fondue, comme nos coeurs et nous pouvons affirmer sans crainte : Fontaine, je boirai toujours de ton eau !
 
Annecy
Annecy, le 18/02/2011
18/02/2011

Nous sommes bien arrivés à Annecy, maman si. Après une nuit passée en tour bus on devient un peu crétin et on fait des jeux de mots limites ou autres blagues à papa, passons. Annecy est gravé dans mon coeur depuis mon premier passage en 2004. J'étais tout petit mais je m'en souviens très bien. Ici on se sent en famille. Bertrand, le mono du Brise Glace est un gars exceptionnel, c'est dire si on est heureux de venir jouer chez lui. Son équipe est du même acabit, entre l'accueil technique et la restauration, c'est station 3 étoiles. Mais grâce à l'ami Guillaume, notre formidable éclairagiste scénographe, nous les avons impressionnés quand même en apportant une grosse bourriche d'huîtres vendéennes bien fraîches.

La journée a certes commencé par une activité culinaire intense mais nous n'avons pas pour autant oublié le plateau du soir, partagé une nouvelle fois avec l'ami JP Nataf. JP qui risquera avant nous quelques blagues à papa du meilleur goût avec le public ("la glace est brisée entre nous"). Il me refilera le tristement célèbre : "hier nous n'étions pas ici mais Anne si" ! Que voulez-vous, quand on aime on devient bête. Le public, ici, est tellement accueillant, beau, drôle et chaleureux (pas comme à Luxeuil). En partant, Bertrand, le mono du Brise Glace, m'a proposé quelque chose pour 2012 : je ne peux rien dévoiler ici car c'est entre lui et moi bien sûr mais sachez que ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un âne, si !
 
Luxeuil-les-Bains
Luxeuil-les-Bains, le 17/02/2011
17/02/2011

Nous sommes bien arrivés à Luxeuil les bains. Envie de détente, de massages, de jeux d'argent, de calme au charme provincial ? C'est la bonne destination. Pour l'occasion, le Courchevel Orchestra est arrivé en tour Bus, donnant ainsi à la tournée une couleur plus bourgeoise. Fini le camion pourri aux parfums de chien mouillé. Ici nous arrivons tels des Galabru venant interpréter un Labiche mis en scène par Jean Roucas. Édouard arbore même un très beau pyjama digne des plus élégants Hercule Poirot. Christophe, le merveilleux programmateur du lieu, nous a reçu avec douceur et professionnalisme. On pourrait presque se prendre pour des vedettes, tellement l'équipage du Théâtre Espace Molière est prévenant.

Le public, au départ discret, se révèle aimant, drôle, intelligent, sensible et enthousiaste (pas comme à Reims). A la fin du concert, foudroyé par l'émotion, je vais même jusqu'à remercier sur scène l'ami Christophe en l'appelant Jean-Marc, la classe ! Cette première du Courchevel Bus Orchestra Tour restera dans nos mémoires pourtant souillonnes tant l'accueil de Luxeuil fut voluptueux. Alors merci Luxeuil pour ce bain de jouvence.
 
Reims
Reims, le 12/02/2011
12/02/2011

Nous sommes bien arrivés à Reims. Reims que l'on ne présente plus. Reims, la ville festive par excellence ! Pas seulement à cause des bulles : Reims est avant tout une ville de sportifs et on sait bien que, du corps entretenu à la débauche de ce même corps qui exulte, il n'y a qu'un pas, pas que les Rémois aiment franchir. Accueil bien sûr formidable, grâce au merveilleux Rodolphe, qui m'avait déjà invité lors de la tournée Gargilesse. Donc doublement merci Monsieur. Afin d'honorer cette belle invitation auprès de Rodolphe et de la délicieuse équipe de la Cartonnerie, j'ai fait les choses en grand en revenant avec le Courchevel Orchestra ! Cadeau de la salle en retour : un beau plateau avec l'ami JP Nataf : miam ! Un barbu et un moustachu pour une soirée sous le signe de la pilosité active !

Lors du grand final, nous avons partagé "un monde parfait", dans une ambiance parfaitement hippie. Le public est particulièrement chaleureux, attentif, câlin, chaud bouillant, spirituel (pas comme à Montbrison). L'équipe de la Cartonnerie a même organisé en notre honneur une petite sauterie qui s'est terminée par une chenille, spécialité de Stephan, notre régisseur adoré. La cerise sur le gâteau : l'hôtel où nous sommes logés s'appelle le "Bristol" ! Champagne !
 
Montbrison
Montbrison, le 08/02/2011
08/02/2011

Nous sommes bien arrivés à Montbrison, ville hautement culturelle qui peut s'enorgueillir, outre le fait que Boulez, Mickey 3D, Muriel Robin ou encore Ravachol en soient natifs (non, pas Ravachol, ils l'ont juste guillotiné), Montbrison qui peut donc s'enorgueillir d'avoir reçu plus de 3 fois le jeux des mille francs, banco ! Nous avons été chaleureusement accueillis par Dominique, le directeur du Théâtre des Pénitents et sa garde rapprochée (Greg, Christophe, Nathalie). Les Montbrisonais, malgré leur passé politique regrettable, sont maintenant repentis et mettent les bouchées doubles question action culturelle (les revolvers étant, semble t-il, définitivement rangés).

Le public, lui, est à l'image de l'équipe du théâtre : raffiné, chaleureux, tendre, malin, drôle, aimant (pas comme à Toulon). Bref, c'est une ville qui va rester dans nos coeurs, c'est certain, une fois n'est pas coutume. Une petite pensée pour mon village, Lignières, car le Théâtre des Pénitents est une sorte de Bains-Douches, en moins bien parce que je suis chauvin. Montbrison, brisons ce silence pudique entre nous. Allez, dans mes bras !
 
Toulon
Toulon, le 05/02/2011
05/02/2011

Nous sommes bien arrivés à Toulon mais attention, il se pourrait bien qu'on y reste. Accueil exceptionnel malgré un complexe d'infériorité évident des autochtones. Non, gens du VAR, vous ne devez pas vous résumer ainsi : VAR= Vacances, Armée et Retraite. Non gens du VAR, vous valez plus que ça. Nous découvrons que le Toulonnais est très tendre, disponible, affable, cordial et j'en passe. Dès notre arrivée, le merveilleux Charles, notre mono principal, nous a sensibilisés aux activités nocturnes locales : le Boys paradize et ses soirées facteurs (merci, quelle folle nuit avons-nous passé, surtout Stéphan), le port et ses apéros de millionnaires, la belote clandestine dans les bouges de la rade. Le concert fut délicieux et le public tout autant (pas comme à Toulouse).

Et quelle équipe encore une fois : mille mercis à Benjamin, Simon, Nathalie… L'humain en ressort à chaque fois grandi. Seul bémol à cette folle escapade : le Toy's Store, magasin de jouets fascisant ou le tôlier non content d'avoir avalé un cimetière, nous a davantage reçu façon père fouettard que père Noël ! Mais l'ombre au tableau est quasi imperceptible tant les Toulonnais ont été parfaits. Edouard a même fait son premier jeu de mot sur scène, notons le désormais tristement célèbre : "c'est Toulon ou tout l'autre !" Gentils gens de Toulon, on ne vous dit pas que nous reviendrons puisque voilà c'est dit, nous restons !
 
Toulouse
Toulouse, le 03/02/2011
03/02/2011

Nous sommes bien arrivés à Toulouse. Le Courchevel Orchestra est venu fêter ici sa grande rentrée : désormais en 2011, nous ne serons plus 6 sur les routes mais bien 7 puisque Stéphan, jeune homme gaillard à la silhouette rassérénante vient de rejoindre la station pour sévir en qualité de "régisseur backliner". Bienvenue à lui, et bon courage surtout, la neige est souvent verglaçante et il y a du bras cassé dans l'équipe, croyez-moi ! Mais revenons à Tuluse: les retrouvailles tant attendues se font sous les meilleurs hospices : théâtre en forme de silo (magnifique), une deuxième partie de soirée luxueuse (avec le Grand Jacques), public câlin, chaud comme le volcan Eyjafjallajökull (pas comme à Mulhouse).

Toulouse, ville de la fertilité, de l'amour, du grand Claude, du verbe haut… C'est le rose aux joues et le cœur grand que nous sommes arrivés dans l'arène, tels des ovidés avides de piques amoureuses. Le public est notre picador, les applaudissements sont les banderilles, les voix sont les paillettes du torero. Une heure de combat, un pic aviné pendant la chanson "qui je suis" mais dans l'ensemble, c'est une corrida sans faute car la danse du Toulousain est sensuelle et raffinée. Toulouse to win, c'est bien connu. Toulouse, nous reviendrons, puisque vous n'êtes qu'amour !
 
Mulhouse
Mulhouse, le 18/12/2010
18/12/2010

Nous sommes bien arrivés à Mulhouse pour cette dernière étape du Festival GéNéRiQ, cadeau à partager avec nos amis des Syd Matters, de sacrés skieurs s'il en est. Beau chalet, belle neige et une équipe d'accueil tonique et compétente. Un homme s'est même blessé la main, rien que pour nous, en soulevant le cercueil de mon clavier (cercueil confectionné, certes, à la va-vite par le plus grand ébéniste de Courchevel qui est également fakir à ses heures perdues, j'ai nommé le talentueux Guillaume). Le Courchevel Orchestra a vite trouvé ses marques, la fondue étant bonne et le génépi coulant à flot. Le public est là aussi, attentif, soudé, aimant (pas comme à Dijon, Belfort ou Besançon).

Après un concert sous le signe de la tendresse, de la communion et de la pudeur, nous avons opté, afin de nous protéger, pour la "négative attitude" (jeu qui consiste, à l'opposé de Lorie, à se plaindre constamment, à souffler continuellement au moment de ranger le matériel dans le camion). Ça vide, ça calme, on prend de la hauteur et on ne se laisse pas piéger, une fois de plus par une région qui voudrait nous retenir et faire en sorte que nos vies bien rangées à Paris soient anéanties à jamais. Non, nous n'avons pas craqué et on en est fier. Tiens, je vais même me payer une belle gastro à l'hôtel, histoire de repartir de Mulhouse sans penser qu'une vie nouvelle m'attendait peut-être. GéNéRiQ de fin, certes, mais nous reviendrons. Merci gens de l'Est, merci Kem, on a frémi grâce à vous.

Ps: Noumatrouff, quel drôle de cri tout de même !
 
Belfort
Belfort, le 18/12/2010
18/12/2010

De bon matin, j'ai rencontré le train... Comment vous dire que nous sommes bien arrivés ? Nous repartons constamment ! La belle équipe du Festival GéNéRiQ (Kem, Yann, Hervé, Antonin, Martine ou encore Frédéric) ayant eu l'idée merveilleuse de nous faire voyager (Djef et moi) en train, seuls, sans le Courchevel Orchestra afin d'apporter la bonne parole de Noël dans l'Est de la France. Nous profitons donc de cette lune de miel, de cette douceur qui nous est offerte, sans culpabilité aucune. Notre mission : raconter l'histoire du père Noël (la région enneigée s'y prête) dans le plus simple appareil : piano, guitare, voix et ce, dans des lieux atypiques. Ça donne : un concert dans le train, Dijon et sa coupole (accueil incroyablement tendre, pas comme à Saint-Eustache), Belfort et son club 41, sa médiathèque (accueil merveilleusement chaleureux, pas comme à Besançon), Besançon et ses Bains Douches (accueil superbement doux, pas comme à Dijon).

Nous ne pourrons jamais, non jamais, avoir assez de vies pour remercier nos amis du Festival GéNéRiQ qui nous ont fait voyager dans le luxe, le vrai : des rencontres à vous couper le souffle, des hôtels où l'on voudrait vivre, des restaurants qui vous réconcilient avec la France, le tout saupoudré d'une neige aimante. Merci, mille mercis. Amis de l'Est, vous savez recevoir comme personne (ça change du Sud, du Nord ou de l'Ouest). Avec Djef, on se dit que les dates à deux sont des croisières même si nous avons hâte, bien sûr, de retrouver nos amis du Courchevel Orchestra.
 
Paris
Paris , le 14/12/2010
14/12/2010

Nous sommes bien arrivés chez le père Noël, qui a pour voisin un homme calme, discret, trop discret direz-vous peut-être : Dieu ! Mais n'accablons pas le pauvre homme et concentrons nous sur cette soirée de rêve en l'Eglise Saint Eustache, concoctée par la divine Madame Lune. Ici, le temps s'est arrêté et ce, grâce à Louis Eustache, Julien petits souliers par milliers, mon Guy Vilain. Pour l'occasion (Noël, dois-je vous le rappeler, si visiblement) le Courchevel Orchestra a renforcé son équipe de joyeux monos avec une chorale de Chamois, une Fiancée, un Saint Nicolas Martel. Quel bonheur, oui nous nageons dans le bonheur. Le public exulte (pas comme à Rennes).

Ici on a le sens de la fête, tout le monde est prêt à vivre un moment exceptionnel, gravé dans les neiges éternelles. Un seul regret, après un moment pareil, de communion, d'ivresse, on aurait souhaité que le feu de cheminée embrasât Saint Eustache, faisant de nous des Jeanne D'arc de Finlande. Car oui, que reste t-il d'intéressant à vivre quand on a vécu un moment comme celui-ci ? Merci Madame Lune, merci Père (et Mère) Noël, merci Chamois, merci Fiancée et merci Courchevel Orchestra. Je meurs ! A l'année prochaine.
 
Rennes
Rennes, le 11/12/2010
11/12/2010

Nous sommes bien arrivés à Rennes. On l'aura longtemps attendue cette date ! C'est vrai, qui n'a pas rêvé de jouer à Rennes quelques jours avant l'arrivée du Père Noël ? Même mon Guy est de la partie, alors pendant le chargement du matériel, on lui a fait porter un maximum de trucs lourds, allez hop c'est cadeau ! Arrivés sur place, nous avons tout d'abord découvert l'endroit où le Courchevel Orchestra allait sévir : le café du champ de Mars. Un troquet qui ressemble un peu au café de la danse mais sans la buvette. Les gens qui nous ont accueillis sont très sereins. Ici, c'est presque le Sud (farniente, humeur contemplative). Dans les loges, (de fortune pour l'occasion, c'est ça la vie de saltimbanque parfois) j'ai eu une pensée étrange : quelle joie d'avoir échappé à l'armée ! Le Courchevel Orchestra a joué devant un public tendre, doux, cultivé (ça change de Lens).

La communion avec les Rennais a été tout de suite fusionnelle et le plus inquiétant est que le public ne s'en rend pas forcément compte. Après la transe, nous avons erré dans les rues, tout émerveillés : Rennes a le goût de la fête, ce n'est pas une légende. Des kilomètres de buvettes, des centaines de grands sales à fumette, des milliers de litres de bière et des milliards de pieds écrasés ont finalement eu raison de nous : dans la nuit, la foule nous a avalés, dissous. Rennes ou une autre idée de la France ! Votez Rennes non de non ! Nous reviendrons.

Kiss tout schuss
 
Lens
Lens, le 08/12/2010
08/12/2010
Nous sommes bien arrivés à Lens. Pourtant, pendant le trajet, un des membres du tristement célèbre Courchevel Orchestra osa cette phrase terrible: "c'est où Lens" ? Quelle question ! Lens, c'est loin bien sûr mais attention, respect, ils ont fait de beaux efforts pour nous accueillir : il y a d'abord eu cette neige épaisse, verglaçante. Nous apprécions le geste. Et puis l'ami fidèle, François et sa belle équipe du Colisée (Manu, Alex et les autres...), les bras chargés de tartes, quiches et autres tourtes... Le Courchevel Orchestra est conquis par tant de professionnalisme, mêlé à tant de disponibilité friponne.

Nos coeurs d'hommes pudiques s'ouvrent enfin, autant que l'appétit dans ce restaurant hors du temps, avec ce tableau berrichon que nous volerons un jour (j'me comprends). Sans parler (alors parlons en) des skieurs de la station Lensoise qui sont sages, courtois et pleins d'esprit (pas comme à Cannes). Quelle soirée ! Et puis ce départ déchirant, avec cette France paralysée par l'équipe de la salle Robert Cousin ! Ce verglas qui crie "ne partez pas, restez, on vous aime". La mort dans l'âme, nous allons repartir, malgré le danger parce que Lens, tu es trop bien pour nous. Mais nous reviendrons, parce que vivre sans te revoir serait une chose atroce.
 
Cannes
Cannes, le 03/12/2010
03/12/2010
Nous sommes bien arrivés à Cannes. Fini Lyon et la savane, nous voici dans la basse-cour. Le Courchevel Orchestra n'a pas d'à priori et les quolibets portants sur la sénilité de la population Cannoise nous glissent dessus comme sur les ailes d'un canard, pardon, d'une cane. Il ne faut pas se fier aux palmiers, aux villas trop blanches, aux ambiances trop Ferrero Rocher, parce que monsieur l'ambassadeur, lui, il ne vient plus si souvent ici, trop de boulot en Suisse ou en Amérique du Sud... Le public Cannois, celui que nous avons rencontré donc, est doux, généreux, honnête et droit, un brin gaucho (si, si), intensément affable (pas comme à Lyon).

Bref loin des images d'Epinal, nous ne serions pas loin de penser que c'est ici que nous avons le plus ressenti une communion suprême avec le public qui contre toute attente, ne s'habille pas en Damart.. Sans parler (alors parlons-en) des séduisants Delphine, Tom, Greg, Plume. Merci à eux. On dirait le sud et pourtant, c'est la chaleur du nord vantée par “mister cliché” que nous avons trouvée ici. Vive Cannes, vive sa folle jeunesse!
 
Lyon
Lyon, le 02/12/2010
02/12/2010
Nous sommes bien arrivés à Lyon. Attention, là, plus question de rigoler ! Lyon c'est avant tout un record Guinness de la plus grosse choucroute et de la plus grosse omelette norvégienne du monde !!!!!! Mais Lyon c'est aussi et surtout 6739997 tonnes de viande par jour, 276999956776 litres de bières journalières. En arrivant à la gare (trajet Gare de Lyon-Gare de Lyon mon p'tit Perrache), le chauffeur de taxi m'a affirmé que le Kao Ninkasi était une super salle parce que je cite, "le restaurant était juste à côté".

C'est une bonne raison en effet. Mais il y a une autre raison et elle s'appelle Nano, Gio, JM, Cyril. Merci au Kao Ninkasi (quel drôle de cri !). Mais Lyon, c'est aussi un public intelligent, vif, drôle et polisson (pas comme à Paris). Ce public magique a même émis le souhait que nous jouions nus. Ce que nous avons finalement fait, au rappel, tout le monde vous le dira. Quel accueil, quel pied, Lyon tu as du chien ! Lyon, nous sommes entrés dans ton coeur comme on entre dans la gueule du loup. Happés par ta savane. Coquinou va !
 
Paris Buzz
Paris Buzz, le 10/11/2010
10/11/2010
PARIS by night
Nous sommes bien arrivés à la capitale. Que c'est grand, que c'est fatigant… Que de stress avec tous ces gens pressés! Sans parler du bruit et de toutes les mauvaises odeurs…Après une journée à cavaler nous nous sommes enfin posés. C'est au restaurant que nous avons fait la connaissance de Benjamin, un garçon sympa et drôle qui nous a entraînés dans une soirée typiquement parisienne, au Buzz. C'est une boîte de nuit où joue tous les soirs le célèbre "Courchevel Orchestra", un groupe de joyeux drilles dont la musique est plus visuelle qu'auditive.

J'espère quand même qu'à côté ils ont un vrai boulot parce que ce n'est pas gagné pour eux… Benjamin m'a rappelé ma jeunesse, pourtant, je ne suis pas tellement plus âgé. Mince alors, c'est à se demander s'il ne faut pas vivre dangereusement pour bien s'amuser. Son copain Kevin lui aussi était pas mal dans le genre. Toujours les yeux rivés sur son tatoo, à attendre un texto…la fille n'est finalement jamais venu et du coup il a encore plus bu que Benjamin. Mais on a bien rigolé.
 
Paris
Paris , le 09/11/2010
09/11/2010
Nous sommes bien arrivés, oui certes, mais où ? Étrange endroit, pourtant si familier. Un café conçu pour la danse, un ciel qui rase les murs, des rues qui sentent mauvais, un vent triste chargé d'électricité…Où sommes nous ? Si nous avons été fort bien accueillis par les responsables de la station (le formidable Cyrille et son équipe tout aussi efficace qu'adorable), nous avons toutefois un doute quant à notre situation géographique. Quelques indices pourtant: un certain "mon Guy" avec "son Julien" qui distribuent gracieusement du vin chaud et des boules-de-neige, la grande et belle équipe F2F (fédération de fondue) qui arpente les rues avec des écharpes rouges et un sourire coquin... Un public segmentant et tendrement élitiste spécialement là pour nous réchauffer le cœur (pas comme à Tourcoing). On se croirait presque chez nous. Après une descente de piste des plus agréables nous avons atterri en errant dans les rues avec une belle mélancolie.

Mais où sommes nous ? Les heures troubles de la nuit ne nous en apprennent pas davantage. Pour Imaginer une Autre idée du Ski, Fabrice, Valérie et Célia nous ont proposé de partager une fondue à l'auberge "le Courchevel". Tout le monde se montre bienveillant et généreux avec le Courchevel Orchestra, une farandole de pâtisseries aux airelles viennent délicatement accompagner les plus grands crus. Mais où sommes nous ? Quelle est cette étrange planète ? Paris ? Non, certainement pas !

XXX
 
Tourcoing
Tourcoing, le 06/11/2010
06/11/2010
Nous sommes bien arrivés à Tourcoing où le séjour a commencé sous les meilleurs auspices; une belle poudreuse à partager avec le brillant, l'élégant Bertrand Belin. Et puis, ces têtes familières croisées la saison dernière lors de la naissance du "Courchevel Orchestra" ( Mélissa, Julien, Damien...). Mais à l'époque il y avait moins de neige et le climat n'était pas aussi doux. Nous découvrons que la station du Grand Mix abrite en fait des skieurs tendres, chaleureux et drôles... Les Tourquennois nous ont permis de passer une soirée exceptionnelle (pas comme à Clermont). Après la descente du Col du Grand Mix, juste en bas des pistes donc, nous avons organisé un petit marché de noël avec boules de neige, spécialistes du modem, sociologues, collectionneurs de prénoms historiques, photographes du dimanche, trafiquants d'affiches kitch...

Notre Sébastien et notre Edouard ont tenu le stand de fromages et Bertrand nous a donné une leçon de commerce, en haranguant le passant avec une élégance qu'on ne trouve guère que chez les marchands de bestiaux dans le Berry, un jour de foire trop arrosé ! On se souviendra longtemps qu'à Tourcoing nous avons failli quitter nos minuscules appartements désolants et ternes pour de charmantes maisonnettes en briques, avec des voisins capables de sacrifier leurs skis pour un feux de joie! On pourra dire "chic ! Tourcoing, c'était bien".

XXX
 
Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand, le 30/10/2010
30/10/2010
Nous sommes (bien) arrivés à Clermont et ce malgré un problème de frein dès l'entrée de la ville. Cette panne n'est évidemment pas le fruit du hasard: le garagiste nous conseille d'ailleurs de changer nos pneus. Mais c'est la seule ombre au tableau. Et quel tableau: la belle et pétillante Virginie nous a merveilleusement bien accueillis. Elle n'a pas fait mentir la chanson de Brassens, tout comme le brillant et efficace Nico et ses amis Jacques, Gabin, Guss. Qu'elle est loin la défaite du premier concert à la Coopé en 2004 où nous avions joué comme des patates. L'air de la montagne, il n'y a que ça de vrai. Ici on nous gâte (peut-être trop). La cuisine est divine et le public Clermontois n'a pas failli à sa réputation (pas comme à Miramont où ils ne comprenaient vraiment rien à rien).

En trois mots: amour, câlin et tendresse, voilà notre soirée. Nous retrouvons des amis du cru, Claude et Julie, les bras chargés de Saint-Nectaire. Tout ça arrosé de champagne et d'Auvergnat Cola afin de fêter dignement l'anniversaire d'Edouard. Comment faire maintenant pour continuer la tournée sans cette chaleur Clermontoise ? Surtout qu'un malheur n'arrivant jamais seul, notre camion n'est plus malade et nous allons pouvoir rentrer. Snif ! Clermont, je t'aime ! On se quitte plus hein ?

XXX
 
Miramont-de-Guyenne
Miramont-de-Guyenne, le 29/10/2010
29/10/2010
Nous sommes bien arrivés à Miramont-de-Guyenne. Passée la déception première (celle de nous rendre compte que le village n'était pas situé dans les DOM-TOM), nous avons été fort bien accueillis par Fred (le directeur de la colo) et ses monos (Joël, Michel, Kalou, Elodie). Le village est très charmant et curieusement, il nous en rappelle un autre: mais c'est bien sûr, nous sommes en fait à Miramont Baril !

Le public a été pour l'occasion trié sur le volet, normal,nous exigeons du qualitatif! Ces braves gens se révèlent drôles, émouvants, spirituels (pas comme à Trappes car eux savent au moins capter notre fluide bienfaiteur). Que de bonheurs partagés au final, quel érotisme moite et transgressif dans cette salle des fêtes toute défaite. Vers la fin du concert, ces braves gens se sont mis tout nus, tout en offrant des colliers de fleurs, nous les avons embrassés à pleine bouche, certains sont même venus se lover contre nos amplis. Le lendemain, au réveil, on s'est même demandé si en fait les "Croustoulis", une délicieuse pâtisserie locale à base d'huile et de sucre, n'étaient pas une drogue. Oui c'est ça, nous avons donc été drogués par des hippies: Miramont attention, nous reviendrons !

XXX
 
Trappes
Trappes, le 23/10/2010
23/10/2010
Nous sommes bien arrivés à Trappes. Soucieux de sympathiser avec les autochtones, nous avons offert à nos amis les Trappeurs une peau d'ours blanc, forçant ainsi le respect des chasseurs Pier, Gaëdigue ou Farid (merci à eux). Notre loge, ou plutôt notre cabane de chasse, donne sur la foire de Trappes, foire qui a la particularité de durer une bonne partie de la nuit. Par la fenêtre, on a d'ailleurs aperçu des hommes qui ne cessaient d'apporter des carcasses sanguinolentes de castor ou autre renard des prairies. Ici le ciel est bas autant que les coeurs sont hauts (pas comme à Brainans). Les indigènes (ce qui signifie en dialecte Trappeurs les "abonnés") veulent de la chair fraîche.

Nous partageons donc la battue avec l'ami Ben Mazué et la mystérieuse Madjo (cette dernière qui pour l'occasion arbore une tenue de camouflage). Malgré la pluie, la crise, la pénurie d'essence, nos amis Trappeurs ne reculent devant rien. Les indigènes restent jusqu'au bout, appréciant ce feu de cheminée prêt à accueillir le gibier. La Merise sur le gâteau: Framboise, une charmante contestataire. Après la battue, nous avons rencontré de formidables sympathisants indigènes. Soirée réussie donc, même si notre appeau reste parfois sans voix, l'écho dans la vallée, vain.

XXX
 
Brainans
Brainans, le 16/10/2010
16/10/2010
Nous sommes bien arrivés à Brainans, Jura. Nous avons posé nos skis à la station du Moulin, chaleureusement accueillis par le GA Gavroche, l'Indien, Stéphanie, Alain et plein d'autres frères gauchistes. L'endroit est magique, féerique, idyllique, on regrette déjà de s'être laissé enfermer dans des vies bourgeoises. Ici la fumée qui sort des cheminées entre aussi dans les maisons et sent bon l'herbe folle. Le Courchevel Orchestra, soucieux de faire bonne figure, s'est présenté comme étant une fratrie mormone, adepte du ski de bois, ne méprisant pas la luge, (produisant ainsi le bel effet escompté auprès de nos amis Jurassiens).

Pour l'occasion nous avons étrenné nos nouvelles combis hormis Bertrand, mouton noir de la famille qui a préféré rester nu sous son blouson. Le public s'est révélé être d'une grande douceur, d'une tendresse inuite (pas comme à Nancy). Après un show court mais instructif, nous avons laissé notre place aux frères russo-jamaïcains Bazbaz. Le lendemain frère Collinet a exigé un moment de communion mystique avec un morceau de comté, en plein coeur du village, nous avons cédé. Brainans, je te préviens l'ami, nous reviendrons, merci !

XXX
 
Nancy
Nancy, le 10/10/2010
10/10/2010
Nous sommes bien arrivés chez nos amis Lorrains.
Finis les câlins et l'intimité avec le public. Il y a près de 1500 personnes sous le beau chapiteau du parc de la Pépinière. Autant dire qu'on va moins faire les malins. Pour résumer: tout va très vite, même pas le temps de prendre un verre de vin chaud; 20 mn seulement pour chausser les skis et nous voici sur scène. Un set d'une heure, un public bienveillant, tendre… (pas comme à Epinay).

On va repartir dans la foulée, pour s'attacher le moins possible à nos amis Lorrains, de ne pas foutre en l'air nos vies rangées sur un coup de tête. Merci à la belle équipe du festival Jazz Pulsations, de nous avoir acceptés, avec nos petites chansons, sans nous juger. Jean-Claude Killy lui non plus n'a jamais jugé les adeptes de la descente en luge…. Ajoutons qu'aujourd'hui Bertrand a eu une révélation dans une station-service. C'est décidé, il sera réalisateur de documentaire sur les filles tristes.

XXX
 
Épinay-sur-Seine
Épinay-sur-Seine, le 09/10/2010
09/10/2010
Nous sommes bien arrivés à Epinay, même si la Seine est semble-il assez loin de la salle Antoine Vitez, dommage, c'était un beau temps pour la baignade. C'est avec grande gentillesse qu’Audrey, Kader, Fred et Rachid nous montrent notre bungalow. Sur la place du village nous avons trouvé une boulangerie comme on n'en fait malheureusement plus. On se souviendra longtemps de ce panini poulet curry et pains aux olives. Ambiance détente, Sébastien se prend pour Gene Vincent, Bertrand et Edouard sont définitivement soudés, Djeff et Guillaume mangent des diplomates…

Concert dans une ambiance idéale (froide et délétère), tout le monde est vraiment formidable avec nous (pas  comme à Bressuire). On va rentrer tard, à cause de mon Guy qui retient tout le monde en ouvrant des bouteilles de poire à la naphtaline…. Le lendemain c'est déjà Nancy dis-donc !

XXX
 
Bressuire
Bressuire, le 08/10/2010
08/10/2010
Nous sommes bien arrivés à Bressuire pour ce 2ème concert.
Alain Crendal, le directeur de la salle, nous a accueillis avec chaleur et humanité. À la pharmacie du coin, on m'a même parlé avec douceur et bienveillance, ça change de Paris (voyant que j'étais un garçon sensible, la gentille pharmacienne m'a aussi offert des kleenex). Gaëlle, notre médiatrice culturelle, nous a apporté avec un air narquois un jus de pomme médaillé d'or et un jus de carotte plus classique mais bon quand même. Plus tard elle exige un tour en camion, nous cédons.

Au restaurant nous avons parlé tableaux et peinture avec Alain, un grand spécialiste qui n'hésite pas à organiser des expositions chez lui. Bravo pour cette initiative culturelle. Concert très agréable, public beau, très tendre, câlin et tactile (pas comme à Loudéac). À la fin, on a tous juré de se revoir. L'équipe du théâtre est formidable et on nous promet de faire construire dans l'année une nouvelle salle plus grande, plus performante pour accueillir le Courchevel Tour. Nous vérifierons.

XXX
 
Loudéac
Loudéac, le 01/10/2010
01/10/2010
Nous sommes bien arrivés à Loudéac pour cette première officielle du Courchevel Tour où il fait un temps superbe (avec pas mal de pluie aussi mais on n'a pas de bol paraît-il). Difficile d'oublier lors de ce séjour et de cette soirée: Pascal Blévin (c'est grâce à cet homme et à l'équipe merveilleuse du Palais des Congrès que nous avons pu jouer cette première en terre bretonne).

Le kouign Amann
(un gâteau breton délicieux que ne manqua pas de nous offrir le "divin Pascal" et que nous avons partagé sauvagement dans le camion, bagarre au final, tout ça pour du beurre et du sucre!) Un public en forme de "plus grand cabaret du monde" (lors de notre arrivée sur scène nous avons aperçu une multitude de petites bougies disposées sur des tables rondes mais passée cette impression très "Patrick Seb", le public se révèle très attentif, intelligent, spirituel, bienveillant, drôle....ça nous change de d'habitude! Bref, si le concert est encore très peinture fraîche, en jouant devant un si beau public, nous ne repartirons pas le coeur sec). Loudéac, maintenant entre nous c'est à la vie, à la mort!
XXX
 

Kiss tout schuss, Florent